- La perception des élèves dans les programmes
- Le cheminement scolaire des élèves
- Les bilans des programmes
La perception des élèves dans les programmes
Le Collège utilise un questionnaire d’appréciation, conçu par Mme Hélène Allaire, conseillère pédagogique, et par M. François Lasnier, consultant en éducation. Ce questionnaire est la propriété du Cégep Marie-Victorin. Il est le résultat d’un long processus de conception et de validation. Il est distribué aux étudiants de chaque année d’un programme réécrit en objectifs et standards. Les résultats obtenus sont considérés uniquement comme des données perceptuelles permettant d’alimenter la réflexion des enseignants et de la direction des études sur l’état des programmes d’études. En fait, ces données servent à confirmer les aspects satisfaisants du programme ou à apporter les correctifs nécessaires dans le but d’améliorer la qualité de la formation offerte aux élèves. Il est utile de rappeler que ce questionnaire a été élaboré dans une perspective d’appréciation globale du programme et non dans une perspective d’évaluation des cours ou des enseignants.
Les résultats sont donnés par programme. Pour chaque année scolaire où les questionnaires ont été passés correspond un fichier au format PDF qu’il suffit d’ouvrir avec Acrobat Reader. À l’intérieur du fichier, vous trouverez les résultats du questionnaire passé aux étudiants de 1re année, de 2e année et de 3e année (dans le cas des programmes techniques).
Trois types de rapports sont rédigés pour donner les résultats de chaque questionnaire passé aux étudiants:
- un rapport sous forme de graphique;
- un rapport résumé;
- un rapport détaillé.
Rappelons que les questionnaires sont constitués de plusieurs sections, considérées soit comme des concepts (ex. le réalisme de la charge de travail), soit comme des indices (les indices relatifs à la formation générale). Dans le cas des concepts, ceux-ci sont subdivisés en facteurs. Par exemple, le concept »le réalisme de la charge de travail » contient deux facteurs : »le degré de difficulté » et »la quantité de travail ». Enfin, à chaque facteur sont rattachés un ou plusieurs items sur lesquels les étudiants doivent donner leur appréciation, en se servant d’une échelle exprimant leur degré d’accord ou de désaccord.
Le rapport »graphique » permet d’avoir une vue d’ensemble des résultats dans un programme, pour une année. Ce rapport situe les résultats au plan des concepts qui structurent les questionnaires. Il s’adresse surtout à la direction des études qui peut ainsi prendre connaissance rapidement des résultats dans l’ensemble des programmes.
Le rapport »résumé » fait une synthèse des résultats selon les facteurs. Pour les enseignants, c’est le rapport idéal car il permet une vue d’ensemble des résultats en liens avec des thèmes qui les préoccupent, sans être obligé d’étudier les résultats item par item.
Le rapport »détaillé » donne les résultats obtenus sur chaque item. Il est non seulement utile quand l’on veut savoir sur quel item en particulier on devrait agir pour modifier éventuellement la perception des étudiants, mais il permet de voir les résultats obtenus quant à l?atteinte des compétences enseignées durant l’année de formation (les items 29).
Le cheminement scolaire des élèves
Le système PSEP (Profil Scolaire des Étudiants par Programme) a été créé au SRAM en 1986. M. Ronald Terrill et le service informatique du SRAM ont développé un outil permettant aux collèges d’avoir accès à des statistiques comparatives sur les cheminements scolaires de leurs étudiants. Depuis 20 ans, le système a évolué, s’adaptant aux changements de régime d’études, tenant compte des besoins des usagers pour l’analyse des indicateurs de la réussite et profitant de l’évolution de la technologie.
À l’origine, PSEP n’était accessible qu’aux collèges membres du SRAM. Depuis quelques années, tout collège peut adhérer au système, qu’il s’agisse d’un collège public ou privé, membre ou non d’un service régional d’admission (SRAM, SRAQ, SRAS). Le fichier PSEP permet actuellement aux usagers de comparer les données de leur collège à celles de tous les collèges publics et de trois collèges privés, soit plus de cinquante institutions. D’autres collèges pourraient s’ajouter sous peu.
Le système PSEP permet d’obtenir différents types de tableaux, dont les tableaux des indicateurs du cheminement scolaire dans un programme d’études. Les tableaux des indicateurs dressent un portrait global d’une cohorte entière, d’un programme ou d’un groupe d’étudiants. Ils donnent en particulier le nombre d’inscrits, les taux de réussite en première session, les taux de persévérance et les taux de diplomation.
Par ailleurs, les données statistiques sur les admissions, les inscriptions, l’effectif scolaire et les taux de réussite proviennent de SIGEP, le système de gestion scolaire du Cégep de Trois-Rivières. Ces données sont compilées pour les nouveaux programmes écrits en objectifs et standards. Nous les rendrons disponibles dans le cadre du suivi des programmes, selon les besoins.
Nous utilisons le système informatique SPR (Suivi des Programmes et de la Réussite) pour produire nos tableaux.
Voici les concepts utiles afin de comprendre les tableaux des indicateurs du cheminement scolaire dans un programme d’études.
Les données du secondaire
De toutes les données du secondaire que nous donne PSEP, nous utilisons la MGS ou Moyenne Générale au Secondaire, celle-ci étant considérée comme un excellent prédicteur de la réussite au collégial.
Les données du collégial
Les données du collégial sont calculées à partir d’informations puisées dans le fichier SIGDEC (Système d’Information et de Gestion des Données sur l’Effectif Collégial) du ministère, soit notamment :
- des informations extraites de la section Fiche des Inscriptions à un programme (FI);
- des informations relatives aux Diplômes d’Études collégiales (DEC);
- des informations sur les cours dans la partie Bulletin (BU).
Ces données sont transmises au SIGDEC par les collèges, selon des échéanciers fixés par le ministère et qui peuvent varier légèrement d’une année à l’autre. Les dates de mise à jour du SRAM sont donc dépendantes de ces échéanciers. Le SRAM doit attendre que les données de tous les collèges soient disponibles avant d’effectuer la mise à jour de PSEP, donc des indicateurs. C’est habituellement au début d’avril et au début de novembre que le SRAM peut effectuer les mises à jour.
La cohorte
La cohorte, identifiée par une année-session, est constituée de l’ensemble des étudiants qui se sont inscrits pour la première fois à un programme, à cette même session, à l’enseignement régulier. Par exemple, tous les étudiants inscrits pour une première fois en Sciences humaines à l’automne 1998 font partie de la « cohorte automne 1998 » pour ce programme. Une cohorte d’un COLLÈGE est constituée uniquement des étudiants inscrits à ce collège pour leur première session dans un programme donné. C’est ce collège qui pourra suivre le cheminement de ces étudiants dans PSEP. Pour les études sur la persévérance et la diplomation, on se référera toujours au collège du début de la cohorte lorsqu’on parlera de « même collège ». De même, la notion de « même programme » fait toujours référence au programme auquel l’étudiant était inscrit à la première session de la cohorte étudiée.
La population
La population permet de distinguer les étudiants qui sont à leur toute première inscription au collégial de ceux qui ont déjà fait des études collégiales dans un autre programme (peu importe le collège) :
- les nouveaux cégépiens constituent la « population A »
- ceux qui ont déjà fait du collégial auparavant, dans un autre programme, forment la « population B ».
Pour chaque programme auquel il a été inscrit, un étudiant est caractérisé par : une cohorte (l’année-session de sa première inscription à un programme donné), un type de population (A ou B), un programme et un collège (celui de sa première inscription à ce programme). Un étudiant appartient à autant de cohortes que de programmes différents auxquels il a été inscrit.
La direction adjointe aux programmes a choisi de concentrer son attention sur le cheminement des élèves de la cohorte d’automne, appartenant à la population A, dans un programme d’études, au Cégep de Trois-Rivières et de comparer les résultats obtenus en matière de réussite aux cours à la première session, de persévérance dans le programme – particulièrement à la 3e session – et de diplomation avec les résultats obtenus dans l’ensemble des collèges adhérant à PSEP au SRAM. Toutefois, nous fournissons également les données de la population B.
Quant aux données sur les admissions, les inscriptions, l’effectif scolaire et les taux de réussite, elles sont produites par SIGEP. Dans le cas des admissions et des inscriptions, vous pouvez faire une lecture de leur évolution depuis l’implantation d’un programme. De son côté, le tableau sur l’effectif scolaire traduit en nombre absolu la clientèle inscrite en collège 1, 2 et 3, en distinguant la population des garçons et la population des filles dans un programme. Enfin, les taux de réussite portent sur les cours de la formation spécifique uniquement, session après session, tout au long de la mise en oeuvre d’un programme par compétences. Étant donné le grand nombre de programmes d’études offerts au Collège, ces données sont produites et rendues disponibles dans le cadre du suivi des programmes, en privilégiant les programmes en ayant fait la demande, les programmes dont un bilan est rendu nécessaire ou les programmes en évaluation.
Les bilans des programmes
Le développement des programmes d’études est l’outil privilégié par lequel le Collège permet à ses clientèles jeune et adulte de réaliser leur potentiel et de contribuer à l’essor de la région. Le développement des programmes d’études passe donc par des phases d’élaboration ou de révision, de mise en oeuvre, de suivi et d’évaluation (si nécessaire) des programmes écrits en objectifs et standards
Le Collège est responsable de l’évaluation des programmes formulés en objectifs et standards. Il établit la pertinence, la cohérence et l’efficacité de la mise en oeuvre d’un programme à la lumière de l’expérience vécue lors de sa mise en oeuvre. La phase d’évaluation peut déclencher une révision de la mise en oeuvre du programme, mener à sa reconduction ou, cas exceptionnel, entraîner l’abandon de celui-ci. Lors de cette phase, le Collège procède à l’établissement d’un bilan et, si nécessaire, procède à une évaluation ciblée ou à une évaluation globale.
Ces étapes permettent l’analyse et la reddition de compte, comme cela est prévu dans la Politique institutionnelle d’évaluation des programmes (PIEP). Idéalement, l’établissement d’un bilan se fait après la diplomation de deux cohortes d’étudiants, de manière à disposer de suffisamment d’informations – descriptives, statistiques et perceptuelles – pour que l’exercice soit crédible et rentable.
Qu’est-ce qu’un bilan ?
Un bilan est l’état de la mise en oeuvre d’un programme à l’aide des données accumulées par le système de suivi des programmes d’études (1) . Un bilan permet de porter un premier jugement sur la qualité de la mise en oeuvre d’un programme, en colligeant des données descriptives, perceptuelles et statistiques fournies par le système de suivi des programmes. Un bilan permet également d’apporter des correctifs à la mise en oeuvre, sans remettre en question les décisions prises lors de l’établissement de la grille de cours et lors de la conception des activités d’apprentissage.
Le Collège étant responsable de l’évaluation des programmes formulés en objectifs et standards, un bilan s’intéressera donc à la pertinence, à la cohérence et à l’efficacité de la mise en oeuvre d’un programme à la lumière de l’expérience vécue lors de sa mise en oeuvre. Un bilan peut entraîner une phase d’évaluation – évaluation ciblée ou globale (2) – et déclencher une révision de la mise en oeuvre du programme, mener à sa reconduction ou – cas exceptionnel – entraîner l’abandon de celui-ci.
Quels sont les critères pour déterminer l’état de la mise en oeuvre d’un programme ?
Trois critères sont retenus lors de l’établissement d’un bilan :
- la pertinence
- la cohérence
- l’efficacité d’un programme.
Les programmes d’études doivent être pertinents et doivent susciter l’intérêt des jeunes et des adultes, afin de répondre à leurs besoins de formation et de leur permettre de s’insérer dans la société en tant que citoyens libres et responsables. En fait, le Collège veut offrir des programmes qui répondent aux besoins éducatifs et socio-économiques de la région. Plus généralement, il veille à ce que les programmes reflètent les attentes et les besoins de la société, des universités et du marché du travail. Afin d’offrir des programmes pertinents, le Collège se tient informé des besoins de la société et de la région en établissant, par différents moyens (les stages des étudiants, les questionnaires adressés aux employeurs, etc.), des liens avec les entreprises, les universités et les partenaires de la main-d’oeuvre. Le Collège s’assure ainsi de la pertinence de son offre de formation tant au secteur technique qu’au secteur préuniversitaire.
Les programmes d’études doivent être cohérents et de qualité, c’est-à-dire être articulés autour des compétences à faire acquérir aux étudiants, afin de répondre aux besoins du marché du travail et de préparer adéquatement aux études universitaires. Le Collège prend les moyens qu’il juge appropriés pour s’assurer que les activités d’apprentissage mises en place dans un programme correspondent aux objectifs et aux standards ministériels à l’enseignement régulier. Les séquences d’activités d’apprentissage facilitant l’approfondissement et la synthèse des différents objectifs, le Collège est donc attentif à ce que les activités d’apprentissage soient intégrées afin de faire acquérir aux étudiants les compétences du programme. Ensuite, le Collège voit à la qualité des méthodes pédagogiques et des stratégies d’apprentissage, de manière à ce qu’elles soient appropriées pour les objectifs et les standards à atteindre dans les cours. Enfin, le Collège est également soucieux de la qualité des mesures d’évaluation des apprentissages. Il veille à ce que les exigences propres à chaque activité d’apprentissage (cours, laboratoires, travaux) soient établies de façon claire et réaliste et que ces exigences soient clairement présentées aux étudiants. Le Collège voit aussi à l’équité de l’évaluation des apprentissages en étant attentif à ce que les exigences propres à chaque activité d’apprentissage soient effectivement respectées.
Les programmes d’études doivent être efficaces, afin d’offrir aux étudiants un environnement scolaire adapté à leurs capacités – mesures d’aide à l’apprentissage facilitant la réussite, cheminement scolaire approprié, etc. – encourageant la persévérance aux études, facilitant l’atteinte des objectifs du programme et permettant l’obtention d’un diplôme, dans des délais raisonnables. Le Collège appréciera donc la performance d’un programme en matière d’admission, de réussite aux cours, de persévérance et de diplomation des étudiants.
Qui rédige un bilan ?
Tous les intervenants dans un programme d’études sont appelés à participer et à collaborer à l’établissement d’un bilan. Généralement, un bilan est requis lorsqu’un programme est implanté depuis au moins cinq (5) ans, de manière à disposer de suffisamment d’informations pour porter un jugement sur l’état de la situation. Ensuite, le coordonnateur du programme, une équipe d’enseignants du programme et un conseiller pédagogique sont appelés à se réunir et à regarder si le programme – à la lumière des données disponibles – répond aux critères et aux standards définis pour l’établissement d’un bilan . Après une étude du bilan, le comité de programme rédige le plan d’action.
Que fait-on avec un bilan ?
Un bilan est adressé au comité de programme et à la direction adjointe aux programmes. La DAP voit à le rendre public en le publiant sur son site internet. Il revient ensuite à la direction des études de prendre des décisions, à savoir si le bilan nécessite une évaluation ciblée, une évaluation globale ou s’il est simplement reconduit tel quel – avec ou sans plan d’action.
Notes:
(1) Le Collège met en place et développe un système d’information afin de suivre ses programmes d’études. Le système d’information doit permettre la collecte, le traitement et l’analyse de données descriptives, perceptuelles et statistiques de manière à éclairer les décisions à prendre aux différentes phases du cycle de gestion des programmes, particulièrement lors de la phase de mise en oeuvre (suivi et bilan) et lors de la phase d’évaluation. Les principales sources d’information sont les étudiants, les diplômés, les enseignants, les employeurs, les universités, le SRAM, le service de l’encadrement scolaire et le service de placement. Voir le menu Liens à gauche de cette page.
(2) Une évaluation ciblée consiste dans l’identification d’objets d’évaluation précis afin d’obtenir un complément d’informations devant permettre la formulation d’actions à entreprendre pour modifier et améliorer la mise en oeuvre d’un programme. En fait, le bilan d’un programme détermine s’il y aura ou non une évaluation ciblée. Une évaluation globale est l’analyse d’un programme à travers les critères et les sous-critères de la CEEC. Le bilan d’un programme ou une obligation de la CEEC détermine s’il y aura ou non une évaluation globale.



